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Infiltrations

Votre médecin vous a proposé une infiltation. Cette intervention radiologique sera pratiquée avec votre consentement. Vous avez en effet la liberté de l’accepter ou de la refuser.

Une information vous est fournie sur le déroulement de l’intervention et de ses suites.
Le médecin radiologue qui a vu votre dossier, est qualifié pour juger de l’utilité de cette intervention pour répondre au problème diagnostique que se pose votre médecin. Toutefois, il se peut que cette intervention ne donne pas toutes les réponses.

Il est très important que vous répondiez bien aux questions qui vous seront éventuellement posées sur votre état de santé ainsi que sur les médicaments que vous prenez. Certains traitements doivent en effet être modifiés ou interrompus pour certains examens d’imagerie.

N’oubliez pas de vous munir de vos anciens examens et surtout de respecter les recommandations qui vous sont faites.

1 / De quoi s’agit-il ?
L’infiltration consiste à injecter un médicament anti-inflammatoire à base de cristaux de cortisone directement au sein de la zone anatomique responsable de votre douleur.

2 / Pourquoi faire cette ponction dans le service de radiologie ?
Le geste sera effectué par contrôle radiographique, échographique ou scanner. Ces techniques permettent de choisir le bon point d’entrée de l’aiguille et de suivre son trajet. .

3 / Se préparer pour l’examen
Remplir la fiche de renseignements et nous signaler: si vous prenez un traitement anticoagulant, si vous présentez une allergie aux corticoïdes, aux anesthésiants (Xylocaïne), ou à la Bétadine
• Allez chercher vos produits à la pharmacie à l’avance, les produits ne sont pas toujours disponibles et doivent parfois être commandés.

5 / Déroulement de l’examen
Pendant l’infiltration, suivez bien les recommandations du médecin et du personnel. Votre coopération est essentielle : elle contribuera à la rapidité du geste de ponction et diminuera les risques de douleur et de complications. Vous êtes installé sur une table d’examen.
Après une désinfection très soigneuse de la peau, le médecin procède à l’anesthésie locale, de plus en plus profonde, jusqu’à l’endroit à traiter. Celle-ci va réduire la sensibilité de la peau et des muscles afin que l’infiltration soit la plus confortable possible pour vous.
Sous contrôle de l’imagerie, une aiguille est mise en place dans la zone anatomique souhaitée, puis le médicament est injecté.
Quelques images seront prises durant les différentes phases de l’examen

Dois-je apporter quelque chose pour l’examen ?
– la demande de votre médecin (ordonnance, lettre….)
– le dossier radiologique en votre possession (radiographies, échographies, scanners, IRM,
scintigraphies osseuses, …)
– la liste écrite des médicaments que vous prenez.
– La totalité des produits prescrits par notre centre pour votre examen

5 / Déroulement de l’examen
En cas de fièvre ou de douleur importante dans les jours suivant l’infiltration (possibles signes d’infection), il est important de contacter immédiatement votre médecin ou notre équipe au n° de téléphone suivant : 05.46.05.47.43. (en dehors des jours ouvrables, contacter le service des urgences de la Polyclinique de Saint Georges, au: 05.46.39.70.08.)

Y a-t-il des précautions à prendre ?
Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité maximales, comporte un risque de complication.
Comme pour toute ponction, il existe un très faible risque d’infection. Toutes les précautions nécessaires sont prises pour l’éviter.
Les allergies voire les chocs anaphylactiques sont toujours possibles mais sont heureusement très rares.
Un malaise vagal simple est toujours possible, il est le plus souvent bénin et transitoire.
Pendant les 48 premières heures, des « flushs » peuvent survenir avec rougeur et chaleur du visage. Cet incident est bénin et disparait spontanément en quelques jours.
Si vous êtes diabétique, les corticoïdes ont tendance à déséquilibrer le diabète, ce qui nécessite une surveillance de vos glycémies capillaires après le geste.
Si vous avez une maladie infectieuse, il est souhaitable de repousser l’infiltration, pour éviter une aggravation de votre infection.
Si vous êtes enceinte, les infiltrations ne sont pas contre-indiquées, mais doivent être réalisées avec modération

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